samedi 6 décembre 2014

Fernand Antoine


Fernand Antoine (1894, Void – 1914, Champenoux)
Mort pour la France, au combat dans la forêt de Champenoux, France. 

100 ans. Il y a 100 ans


100 ans. Il y a 100 ans, jour pour jour, une jeune fille de 17 ans, Olga Antoine, née en 1897, à Void, en Meuse, a écrit, au jour le jour, heure par heure, ce compte rendu des faits de la guerre de 1914.

C’est un récit factuel sans jugement personnel — aucune référence à ses deux frères : l’ainé, Albert et le puiné, Fernand, partis, en août 14, rejoindre leur régiment.

Du mois d’août au mois de décembre 1914 (mois de la mort du puiné, Fernand,
son frère bien-aimé), Olga Antoine consigna dans un cahier, d’après les bulletins d’informations donnés par la mairie de son village, le récit de la guerre contre les Allemands, en 1914. 

Le conflit est mondial. Les dépêches couvrent toute l’Europe. Au jour le jour, Olga Antoine nous informe sur les avancées et les reculs des belligérants ; sur l’état des lieux des affrontements de la Lorraine à la Russie, de l’Autriche aux Balkans, de la Pologne à la Belgique…

C’est une leçon d’histoire, une « information en continu » que nous offre cette jeune fille, de dix-sept ans. 
Mais aussi, à un siècle de distance, une œuvre de mémoire.

Nous les partageons avec elle, cent ans après. Jour après jour.
Merci Olga Antoine.

6 Décembre 1914 – 15H00


Au Nord de la Lys, nous avons réalisé de sensibles progrès. Notre infanterie attaquant, au point du jour, a enlevé, d’un seul bond, deux lignes de tranchées; le gain a été de 500 mètres.

6 Décembre 1914 – 11H00


Sur l’ensemble du front, aucun incident notable.

A notre aile droite — . Nous avons progressé dans la direction et près d’Altkirch.

On rend compte que dans la journée du 2 décembre, nous avons fait 991 prisonniers dans la seule région du Nord.


                                                                                        

vendredi 5 décembre 2014

5 Décembre 1914 – 15H30


En Belgique — . Canonnade intermittente assez vive entre la voie ferrée Ypres – Roulers et la route de Becelaére (?) à Paschendeule (?), où l’infanterie ennemie a essayé, sans aucun succès de gagner du terrain.

A Vermelles, nous continuons l’organisation des positions conquises.

De la Somme à l’Argonne, calme sur tout le front.

En Argonne, plusieurs attaques de l’infanterie allemande ont été repoussées par nos troupes, notamment à la Corne, Nord-Ouest du bois de Grurie.

En Woëvre et en Lorraine, quelques canonnades.

En Alsace, rien à signaler.

jeudi 4 décembre 2014

4 Décembre 1914 – 19H15


Les Allemands ont installé des canons sur les places de Colmar pour forcer les Français à bombarder la ville. Ils ont fait de grands préparatifs de défense autour de Strasbourg. Ils ont inondé notamment le faubourg Sud. Ils ont miné de plus les quartiers de Mulhouse. L’avance des Français est très marquée du côté de Colmar et au Nord de Thann. Ils entourent presque complètement Guebwiller.