A notre aile gauche — . Au Nord de la Somme et
entre la Somme et l’Oise, l’ennemi a tenté de nuit et jour, plusieurs attaques
qui ont été repoussées.
Au Nord de l’Aisne, aucun changement.
Au Centre — . En Champagne et à l’Est de l’Argonne,
l’ennemi s’est borné à de fortes canonnades.
Entre Argonne et Meuse, légers progrès de nos
troupes qui trouvaient devant elles des positions fortement organisées.
Sur les Hauts de la Meuse dans la Woëvre et à
l’aile droite (Lorraine et Vosges) pas de modifications notables.
D’une façon générale, notre front est jalonné de
l’Est à l’Ouest comme il suit :
Région de Pont-à-Mousson, Apremont, la Meuse dans
la région de Saint-Mihiel, les hauteurs au Nord de Spada et la partie des Hauts
de Meuse au Sud-Est de Verdun, région de Varennes, le Nord de Souain, la
chaussée romaine qui aboutit à Reims, les avancées de Reims, la route de Reims
à Bary-au-Bac, les Hauteurs dites du Chemin aux Dames, sur la rive droite de
l’Aisne.
La ligne se rapproche ensuite de l’Aisne, jusque
dans la région de Soissons.
Entre Soissons et la forêt de l’Aigle, elle
comprend les premiers plateaux de la rive droite de l’Aisne.
Entre l’Oise et la Somme, elle passe par Ribecourt
(qui est à nous), Lassigny (occupée par l’ennemi), Roye (à nous), Chaulnes (à
l’ennemi).
Au Nord de la Somme, elle se prolonge entre Albert
et Comble.
Nous avons fait encore de nombreux prisonniers au
cours de la journée d’hier, ils appartiennent notamment au 8° corps actif, au
7° de réserve aux 10°, 12°, 15°, 19° corps d’armées allemands.