Dans la journée du 14 et 15 septembre, les arrières
gardes ennemis atteintes par nos éléments de poursuite ont dû faire tête et ont
été renforcées par le gros des armées allemandes. L’ennemi livre une bataille
défensive sur tout le front dont certaines parties ont été fortement organisées
par lui ; ce front jalonné par la région de Noyon, les
plateaux, au Nord de Vic sur Aisne et Soissons, le massif de Laon, les
hauteurs, au Nord et à l’Ouest de l’Argonne, prolongées par une autre ligne qui
passe au Nord de Varennes (ce dernier point abandonné par l’ennemi) et atteint
la Meuse vers le bois des Forges au Nord de Verdun.
Rien de nouveau en avant de Nancy et dans les
Vosges. Au cours de la poursuite que nous avons exécutée avant la bataille de
la Marne, les Allemands nous ont abandonné de nombreux prisonniers auxquels
vient s’ajouter une foule de trainards cachée dans les bois.
Le décompte de ces prisonniers et du matériel
capturé n’a pu être encore fait exactement. C’est pourquoi le ministre de la
Guerre ne voulant pas produire des chiffres fantaisistes s’abstient de donner
des précisions.
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