mercredi 26 novembre 2014

26 Novembre 1914 – 15H20


Aucun fait important ne s’est produit dans la journée du 25 novembre.

Dans le Nord, la canonnade a diminué d’intensité. Il n’y a eu aucune attaque d’infanterie sur nos lignes qui ont progressé sur certains points.

Dans la région d’Arras, une attaque contre le village de Missy; elle a échoué complètement et les Allemands ont eu des pertes sérieuses.

Nous avons réalisé quelques progrès dans la région Ouest de Souain.

Dans l’Argonne, en Woëvre, en Lorraine et dans les Vosges, calme presque complet sur tout le front.

La neige est tombée en abondance dans les parties les plus élevées des Vosges.

mardi 25 novembre 2014

25 Novembre 1914 – 00H25


Journée relativement calme.

Canonnades intermittentes sur le front.

Quelques attaques dans l’Argonne; toutes repoussées.

lundi 24 novembre 2014

24 Novembre 1914 – 15H15


D’une façon générale, la situation n’a subi aucune modification, dans la journée.
Sur la plus grande partie du front, l’ennemi a surtout manifesté son activité par une canonnade intermittente, moins vive que dans la journée précédente. Ça et là, cependant, quelques attaques d’infanterie se sont produites. Elles ont été toutes repoussées. Comme d’habitude, toutefois, les attaques ont été particulièrement violentes en Argonne, où nous avons gagné du terrain dans la région du Tour de Paris.

Rien à signaler entre Argonne et Vosges.

Une brume très épaisse a gêné d’ailleurs les opérations.

On constate le bon état sanitaire de nos troupes.

24 Novembre 1914 – 00H50


Aujourd’hui, comme hier, canonnade dans le Nord, vers Soissons et Reims.
Dans l’Argonne, violentes attaques des deux parties, sans résultat.

23 Novembre 1914 – 15H30


Une note officielle rapporte que, il y a quelques jours, en Belgique, une colonne allemande attaquait le Bois de Brie qui était défendu par les Zouaves.
Les Boches poussaient devant eux un Zouave prisonnier et criaient à nos soldats de cesser le feu. Les Français cessèrent le feu. Alors, le Zouave prisonnier leur cria : « Tirez donc camarades ». Les Zouaves firent alors un feu de salve qui coucha tous les assaillants sur le sol, ainsi que leur héroïque camarade, dont le dévouement leur avait permis de déjouer la ruse allemande.

23 Novembre 1914 – 01H00


Un témoin oculaire du quartier général anglais, exposant l’exacte situation à Ypres, a déclaré qu’en dépit des bruits contraires, la ville était toujours en possession des alliés. Aucun Allemand, excepté les prisonniers et peut-être aussi quelques espions, n’a réussi à pénétrer en ville, ni même en approcher.
Le même témoin oculaire a affirmé que les positions des alliés en ce point sont des plus fortes. La lutte continue autour d’Ypres, sans avantage marqué de part et d’autre.
Toutefois les Français conservent le terrain partout dans cette région. Le 17 novembre, les Allemands ont assailli, de nouveau, trois fois, nos positions à l’Est et au Sud-Est. Les alliés ont repoussé ces trois assauts tuant environ 1200 ennemis. La résistance effective que les alliés ont pu opposer, jusqu’ici, est des plus encourageante pour les troupes qui ont montré leur entrain dans les nombreuses contre-attaques qu’elles ont exécutées.