A notre aile gauche — . Au Nord, la situation ne
s’est pas modifiée depuis hier ;
l’ennemi s’est replié sur la rive droite de l’Yser ; nous avons repris Lambartoyde ; les Allemands ne tiennent plus sur la rive gauche
de l’Yser qu’une tête de pont à mi-chemin entre Dixmude et Nieuport. Ils ont
abandonné, outre des prisonniers et des blessés, un nombreux matériel et des
pièces d’artillerie enlisées. Entre Dixmude et la Lys, l’action a continué avec
alternatives d’avances et de reculs, mais dans l’ensemble les forces alliées
ont sensiblement progressé.
Entre la Lys et la région d’Arras nous avons avancé
à l’Est de Le Quesnoy en Santerre, jusqu’à hauteur de Parville.
Au Centre — . L’attaque allemande qui s’était
développée sur la rive droite de l’Aisne, dans la région de Vailly, nous avait
fait perdre les premières pentes des plateaux au Nord de Vailly et de Charonne ; elle n’a pas continué dans la journée d’hier. Une
contre-attaque de nos forces nous avait rendu une partie du terrain perdu.
Violente canonnade et vives attaques repoussées sur
le chemin des Dames et autour de Reims.
Aucun événement important entre Reims et la Meuse,
ni en Woëvre.
A notre aile droite — . En Lorraine, rien à
signaler.
Russie — . En Prusse orientale, les Allemands
passent à la défensive. Les Russes progressent sur certaines parties du front
avec succès.
En Pologne — . Les troupes russes ont occupé sans
résistance sérieuse : Szadeck, Lack, Rosprza à l’Ouest de Kielde, sur
Wlaszowa et Andréieff. Les Autrichiens refoulés au Sud-Est de Kielde ne
tiennent plus qu’au Nord de Sandomiv, sur le San inférieur. Des combats
favorables aux Russes sont engagés à Rosandorv et Nisjo(?). Les Russes
continuent à franchir la rivière ;
le quartier général allemand a été transporté à Csentocho (?), près de la
frontière de la Sibérie.
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